Principes de base de philosophie réaliste et théisme classique

Une série d'articles présentant les fondements de la philosophie réaliste et du théisme classique. Ces principes ne sont pas des dogmes imposés, mais des exigences de la raison elle-même, dès lors qu'elle accepte de regarder le réel jusqu'au bout.

I. Principe zéro : le réel est premier, l'esprit est second

Il faut commencer par quelque chose d'extrêmement simple, presque trivial, et pourtant massivement refusé par la pensée moderne : le réel est là avant que nous pensions quoi que ce soit à son sujet. Ce principe n'est pas encore théologique. Il n'est même pas encore franchement ph…

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II. Principe de raison ontologique : l'absurde n'existe pas

On admet parfois, après avoir concédé l'existence du réel, que ce réel serait fondamentalement absurde. Il serait là, certes, mais sans raison, sans structure, sans intelligibilité intrinsèque. Le monde serait un fait brut, un donné opaque, et toute recherche de sens ne serait qu…

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III. Ex nihilo nihil fit : de rien, rien ne vient

Avant de parler de distinctions réelles, il faut écarter une confusion tenace, entretenue à la fois par certaines vulgarisations scientifiques et par une métaphysique moderne paresseuse : l'idée selon laquelle quelque chose pourrait surgir du néant. Le principe ex nihilo nihil fi…

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IV. Principe de distinction réelle : tout ce qui est n'est pas tout ce qu'il est

Une fois admis que le réel existe indépendamment de l'esprit, et qu'il n'est pas absurde, une exigence nouvelle s'impose immédiatement : le réel doit être intelligible par distinctions. Comprendre, ce n'est jamais saisir un tout indistinct. Comprendre, c'est distinguer sans sépar…

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V. Principe du changement réel : acte et puissance

Le changement est l'un des faits les plus évidents de l'expérience. Et pourtant, c'est l'un des plus redoutables problèmes métaphysiques qui soient. Car le changement semble exiger l'impossible : qu'une chose soit et ne soit pas, sous le même rapport. C'est précisément pour cette…

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VI. Principe de causalité hiérarchique : ce qui est en puissance ne s'actualise pas par soi-même

La distinction entre acte et puissance a une conséquence immédiate, que l'on peut tenter d'ignorer, mais qu'on ne peut pas supprimer sans ruiner tout ce qui précède : Ce qui est en puissance ne peut pas s'actualiser par soi-même. Ce n'est pas une thèse théologique. Ce n'est pas u…

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VII. Principe d'actualité pure : le premier principe ne peut être en puissance

Le principe de causalité hiérarchique a laissé le réel dans une situation très précise : le changement existe, il est intelligible, il est réel, et il dépend à chaque instant de principes actualisants. Pas de manière vague ou historique, mais actuellement. Or cela impose une cons…

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VIII. L'être subsistant et l'analogie : l'acte pur n'est pas un étant parmi d'autres

Arrivés ici, beaucoup font encore une dernière erreur, compréhensible mais fatale : ils imaginent le principe d'actualité pure comme un être extrêmement puissant, très grand, très stable, très ancien — mais encore un être, quelque part dans l'inventaire du réel. C'est précisément…

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IX. Des « preuves » de l'existence de Dieu : pourquoi il faut parler de voies

On parle couramment de « preuves de l'existence de Dieu ». L'expression est commode, mais profondément trompeuse. Elle suggère qu'il s'agirait de démonstrations au sens ordinaire : un raisonnement qui partirait de prémisses neutres, pour aboutir, par déduction, à une conclusion n…

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X. « Et la physique quantique, alors ? » : comment une théorie physique est devenue un alibi philosophique

Il fallait bien y venir. À chaque fois que le réalisme métaphysique est pris au sérieux, la même objection surgit, souvent avec un sourire entendu : « Oui, mais la physique quantique a montré que le réel n'existe pas vraiment comme ça… » Cette phrase, sous ses airs savants, est p…

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XI. Chasse à la définition du hasard : pourquoi le hasard n'est jamais ce que l'on croit

Le mot hasard est l'un des plus employés, et l'un des moins définis, dès qu'il s'agit d'éviter des conclusions métaphysiques. On l'invoque comme une explication ultime, alors qu'il n'est, en réalité, jamais une explication. Pour comprendre pourquoi, il faut commencer par faire ce…

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XII. Conclusion : pourquoi le réalisme est une méta-métaphysique

Le réalisme n'est pas une option philosophique parmi d'autres. C'est le prix d'entrée pour penser quoi que ce soit. Avant toute théorie, toute critique, toute négation, il faut déjà que quelque chose soit. Avant toute méthode, toute science, toute déconstruction, il faut déjà que…

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